C'est à ce moment que s'esquisse la confrontation entre girondins et montagnards. Rouget de Lisle a écrit les 6 premiers couplets. Il s’agit d’une période s’étendant du 5 mai 1789 au 9 novembre 1799 qui a été marquée par de profonds changements sociaux et politiques en France puis en Europe. Les événements qui bouleversent la France à partir de 1789 rencontrent cependant en Allemagne un accueil très divers. 20-21 juin 1791 Fuite du roi et arrestation à Varennes. Les dates clés des Droits des femmes : tout ce que vous devez savoir sur les événements qui ont marqué le féminisme en France. le trÔne de france vacille. Les circonscriptions administratives de l'Ancien Régime étaient très complexes. Les partisans du retour à la monarchie remportent les élections de mars 1797. Grâce aux efforts du gouvernement de salut public, les armées françaises sont passées à l'offensive. Néanmoins ces combats prendront fin, pour la plupart, en 1795 et 1796, après l'arrestation et l'exécution de ces deux chefs. Mis en jugement le 2 avril (13 germinal) suivant, ils sont mis dans le même sac que des affairistes accusés de spéculation puis sont condamnés à mort[Note 64] et guillotinés le 5 avril suivant (16 germinal), après un procès tout aussi truqué[Note 65] que celui des hébertistes. Incapable de faire face à l'énorme dette accumulée par la monarchie absolue et huit années de révolution, les assemblées se résignent à la banqueroute des « deux tiers ». Collectif, « L’esprit de la Révolution ». Alors que ceux du clergé (291) et de la noblesse (270) sont reçus en grand apparat, ceux du tiers état (584)[32] sont ignorés. Le 8 octobre, ce dernier pénètre en Belgique pour obliger les Autrichiens à lever le siège de Lille et les refouler hors des frontières[128]. Ainsi le régicide va devenir une preuve de la sincérité républicaine[137]. Si l’on en croit, « Madame Hébert, ex-religieuse, spirituelle, intrigante, avait tripoté avec des agioteurs, mais nullement conspiré. Les moissons de 1794, en lien avec un été très orageux comme en 1788, sont très en dessous de celles de 1793. Découvrez le document Word qui reprend la chronologie des événements de la Révolution Française à la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Ayant compris que pour vaincre, la Révolution ne pouvait se passer du concours du peuple, ils réussissent à gagner à leur cause ce Paris populaire, fait d’ouvriers, d’artisans, de boutiquiers[125], et sont prêts à prendre des mesures d'exception pour sauver la Patrie. La Constitution civile du clergé, adoptée le 12 juillet 1790 et ratifiée par le roi le 24 août 1790[56], transforme les membres du clergé en fonctionnaires salariés par l’État. Sur le plan intérieur, la révolte « fédéraliste » s’essouffle ; par chance pour la Convention, les départements frontaliers lui étaient restés fidèles et, comme le soulèvement est plus développé en surface qu’en profondeur, le pouvoir parisien ne tarde pas à recommencer de s’imposer dans les grandes villes[191] : Marseille est reprise le 25 août 1793, Bordeaux le 18 septembre, Lyon le 9 octobre, alors que Toulon livrée aux Anglais le 27 août ne sera reconquise que le 19 décembre. Au printemps 1796, la France lance une grande offensive à travers l'Allemagne pour contraindre l'Autriche à la paix. Les Montagnards obtiennent en définitive la condamnation à mort du roi. Le pouvoir législatif, qui siège à partir du 1er octobre 1791, est confié à une assemblée unique de 745 députés élus au suffrage censitaire masculin à deux degrés, l’Assemblée nationale législative. Match. Il s’agit, pour les élus de la Constituante, d’affirmer la grande fraternité révolutionnaire dans une journée d’union nationale alors que des milliers de cérémonies analogues ont lieu simultanément en province[62]. C'e… Néanmoins, le roi garde le pouvoir exécutif. Ces répressions, d’une grande sauvagerie, entraînent la réaction des Vendéens. Elle ouvre la voie de la Grande Terreur. La Révolution française de 1789 est une période majeure de l'histoire contemporaine française. Danton, Momoro, Santerre, Hébert s’enfuient en Angleterre ; Marat se cache dans une cave, Robespierre chez un ami, Duplay[80]. La loi de Prairial est supprimée le 14 thermidor. «  RÉVOLUTION FRANÇAISE  » est également traité dans : La décision des États généraux, convoqués par Louis XVI pour résoudre la crise financière du royaume, de se constituer en Assemblée nationale est une révolution politique. Après l’insurrection du 2 juin des sections parisiennes contre l’Assemblée, les députés girondins qui ont pu échapper à la répression parisienne appellent à la révolte contre Paris et sont soutenus par les autorités départementales dans de nombreuses régions de France[152]. Révélée par un prisonnier, Alexandre de Laflotte, « la conspiration du Luxembourg[Note 66] », dont le but est de faire évader les inculpés à la faveur d’un soulèvement des prisons, paraît plausible à Robespierre et à Saint-Just [227]. Spell. La Convention devient le « centre unique de l’impulsion du Gouvernement » et élit les deux Comités de gouvernement (Salut public et Sûreté générale), dont la loi fixe les compétences ainsi qu’aux autres organismes de la République[198]. À partir du mois d’avril suivant, pour les missions aux armées, la Convention revoit le rôle de chacun des représentants appelés à travailler pour la défense nationale, et, pour limiter leurs missions dans le temps, porte à trois le nombre des représentants aux armées qui sont désormais renouvelés par tiers tous les mois. La Constitution de l'an I cherche à établir une véritable souveraineté populaire grâce à des élections fréquentes au suffrage universel, la possibilité pour les citoyens d'intervenir dans le processus législatif et reconnaît le droit à l’insurrection[Note 35] (ce qui légitime après coup les journées du 10 août et du 2 juin)[154]. Les généralités, les gouvernements, les parlements et les diocèses se superposaient sans avoir les mêmes limites. Dans les faits cependant, le roi accepte mal que son autorité soit tenue en échec par une émeute parisienne, de la même façon que les députés acceptent difficilement que leur pouvoir dépende de la violence populaire. Les députés tiers s'engagent alors dans un processus de résistance et d'insubordination mené par Barnave, Mounier, Mirabeau et Rabaut Saint-Étienne. L'hiver 1794-1795 est aussi froid que celui de 1788-1789 et la misère envahit les rues des grandes villes[238]. Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir. Au début de l'été 1794, l'effort de guerre consenti par la nation porte enfin ses fruits. Les municipalités procèdent aux inventaires dans les mois suivants et réclament souvent les bibliothèques qui vont servir à constituer les premiers fonds des bibliothèques municipales. Enfin le 30 pluviôse-18 février le décret fait l'objet d'une cérémonie au temple de la Raison (Notre-Dame de Paris) sous la houlette de Chaumette, qui suscitera quelques jours après chez Hébert « la grande joie » du Père Duchesne[214]. Habilement, le 6 septembre, ils ont fait entrer au Comité de salut public deux membres importants des Cordeliers proches des sans-culottes, c’est-à-dire des « hébertistes » : Par le décret du 12 octobre 1793, Lyon est condamnée à la destruction : Collot d’Herbois et Fouché y font exécuter, début novembre 1793 et sur plusieurs mois, près de deux mille victimes. La période appelée Révolution française se situe entre 1789 et 1799. À cette période les troupes françaises occupent aussi la Savoie, possession de la maison de Savoie[Note 26]. Test. Une amnistie suivra en septembre suivant[81]. Le 25 mai, des Gardes françaises défilent à Paris en faveur des députés révoltés et les électeurs parisiens se réunissent en assemblée. À partir de janvier 1790, chaque commune de France organise l'élection de ses élus. On constate une forte progression des montagnards[123]. Avec la disparition des enragés, Hébert et les cordeliers se retrouvent au premier plan des républicains « exagérés » et profitent de la situation sociale pour demander des mesures toujours plus extrêmes[Note 58],[206]. Le 11 août 1789, la dîme est supprimée[Note 6], privant ainsi le clergé d'une partie de ses ressources. Pour la France, plus que pour tout autre État en raison du précédent de la « grande » révolution, la période 1789-1944 fut d'abord le temps des révolutions – au point que la nation elle-même, dont la souveraineté fut proclamée en 1789, semble s'être définitivement construite dans le processus révolutionnaire inauguré à ce moment-là. Le 2 novembre de la même année, sur proposition de Talleyrand, évêque d'Autun, les biens du clergé sont « mis à la disposition » de la Nation pour l'extinction de la dette publique. Ainsi, dans la nuit du 9 au 10 août, une Commune insurrectionnelle se forme à l’Hôtel de Ville et remplace la municipalité légalement établie. Il s'agit d'un régime autoritaire dirigé par trois consuls, dont seul le premier détient réellement le pouvoir : la France entame une nouvelle période de son histoire en s’apprêtant à confier son destin à un empereur. ». C’est la fin de la société d'Ancien Régime. Ils doivent recruter des curés et ordonnent des séminaristes qui n'ont qu'une formation rudimentaire[92]. Or l'ensemble de la population parisienne est agitée : la bourgeoisie a peur pour la survie de l’Assemblée ; le peuple, lui, craint que les troupes ne coupent les routes du ravitaillement des Parisiens alors que le prix du pain est au plus haut. Les élections à la Convention débutent dans les assemblées primaires, et se déroulent pour la première fois le 2 septembre au scrutin universel (masculin) : la participation est très faible[Note 23]. Ils sont très attachés aux libertés individuelles et économiques de 1789 mais répugnent aux mesures d’exception. En cette fin du XVIII e siècle, la France souffre d'une crise économique grave. Le 23 novembre, la Commune ordonne la fermeture des églises. La même année, les assignats, qui deviendront une forme de papier-monnaie, sont introduits. époque moderne. Lors de la lutte contre la déchristianisation, le Comité a imposé son point de vue au mouvement populaire et donné des garanties aux modérés tout en faisant croire aux uns et aux autres qu’il est favorable à leurs revendications[209], Robespierre, pour sa part, s’étant un temps rapproché des indulgents[Note 59]. La Cour espère que la guerre ruinera la Révolution et rétablira le pouvoir monarchique : la guerre est le seul moyen de provoquer l'intervention des princes étrangers, et la France en pleine convulsion ne paraît pas capable de soutenir « une demi-campagne ».Le ministèr […] Un an après la prise de la Bastille, la fête de la Fédération donnée le 14 juillet 1790, au Champ-de-Mars, pour célébrer l’avènement de la cité nouvelle[59], restera la plus éclatante des fêtes révolutionnaires[60] et constitue le couronnement du mouvement des fédérations provinciales[61]. Mais, dès le 26, des ordres de marche sont délivrés à six régiments et une troupe d'environ 20 000 hommes[39] — une « véritable petite armée » — est appelée aux abords de la capitale afin de maintenir l'ordre à Paris et à Versailles[40]. : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article. À la fin des années 1780, les mauvaises récoltes jettent à la rue les membres les plus fragiles des communautés. Entre 1797 et 1799, presque toute la péninsule italienne est transformée en républiques sœurs avec des régimes et des institutions calquées sur celles de la France. La Marseillaise : les paroles de l’hymne national français. Les républicains reprennent le contrôle de la Vendée et des départements voisins insurgés et y organisent une répression terrible : les décrets des 1er août et 1er octobre 1793 ont décidé de la destruction de la Vendée militaire[Note 53]. La position des monarchistes constitutionnels semble affermie[82]. La fin de l’Ancien Régime (1789) 5 mai 1789 : Ouverture de la réunion des États-Généraux au château de Versailles. Amalgamés à Pierre-Gaspard Chaumette, oublié du procès hébertiste, à Gobel, évêque abdicataire de Paris, à la veuve Hébert[Note 68], ainsi qu’à vingt-trois autres accusés, cette nouvelle fournée, de vingt-neuf condamnés, est amenée à l’échafaud dès le lendemain[228]. Désormais, le roi et l’Assemblée nationale siègent à Paris, surveillés par la Garde nationale et menacés par l’émeute. Élargissez votre recherche dans Universalis. Toutefois la Corse, soulevée par Paoli dès le mois de mai, est perdue ; les Français, hormis quelques ports, n’y possèdent plus que Bastia[191]. Les paysans vendéens ne profitent pas de la vente des biens nationaux, et sont profondément blessés dans leurs convictions par la tournure anticléricale que prend la Révolution, en particulier après la Constitution civile du clergé. Les ecclésiastiques doivent choisir : peuvent-ils accepter une réforme opérée sans l'aval de la hiérarchie de l'Église ? Inscrivez-vous à notre newsletter hebdomadaire et recevez en cadeau un ebook au choix ! Lors de la séance royale du 23 juin 1789, Louis XVI, jusqu'alors silencieux[34], définit un programme de travail, proposant aux députés de réfléchir aux réformes concrètes dont il esquisse l'économie et ordonne aux députés de siéger en chambres séparées. Dans de nombreuses villes, les patriotes se constituent en comités permanents et prennent le contrôle du pouvoir municipal. L’exécution du roi le 21 janvier 1793, la politique de conquête et d’annexion de la Convention, l’agitation des révolutionnaires dans divers pays d’Europe ainsi que les révoltes vendéennes puis « fédéralistes »[Note 29], font rebondir la guerre à l’extérieur[150] et la provoquent à l’intérieur, plaçant la République dans une situation mortelle. Marc Bouloiseau, La rivalité des deux Comités est réelle ; quelques-uns de ses membres sont liés aux ultra- révolutionnaires – notamment Collot d’Herbois et Billaud-Varenne – abattus par le Comité de salut public en germinal. Le principe de ce gouvernement est fixé, dans ses grandes lignes, dès avril 1793 ; sa charte basée sur le rapport de Saint-Just du 10 octobre 1793 — qui déclare « le gouvernement révolutionnaire jusqu’à la paix » — est nettement renforcé par le décret du 4 décembre 1793 (14 frimaire an II)[195]. Arrivés à l’Hôtel de Ville, les émeutiers accusent le prévôt des marchands Flesselles de trahison. la rÉvolution franÇaise. », « … massacrer les représentants du peuple et replacer sur le trône le fils du tyran… », « Son ressort, le mouvement populaire, ayant été brisé, la Révolution était terminée. La nouvelle Constitution de l’an III, qui acte la fin de la révolution populaire avec le rétablissement du vote censitaire, est votée par la Convention le 29 messidor (17 juillet 1795). Louis XVI est guillotiné le 21 janvier 1793 place de la Révolution. Suite à ce vote, le 13 vendémiaire de l'an IV, les royalistes tentent un coup d'État. 3 novembre 1793 : Olympe de Gouges est exécutée Condamnée à mort pour avoir soutenu les Girondins (groupe politique siégeant à l'Assemblée, puis à la Convention nationale au cours de la révolution française), Olympe de Gouges monte sur l’échafaud avec toute la dignité dont elle est capable. la rÉvolution franÇaise. Flashcards. Inspirée par les physiocrates, les seigneurs cherchent par ailleurs à optimiser les revenus tirés de l'exploitation de leurs terres et remettent en vigueur des privilèges comme l'exploitation exclusive des communaux, avec pour effet d'en priver et d'appauvrir les paysans non propriétaires.[réf. Ces nouveaux élus auront en charge la mise en œuvre de la nouvelle Constitution[91]. Malgré le principe de la séparation des pouvoirs, c’est la Convention qui va juger le roi ; ainsi, le procès qui commence le 11 décembre 1792 sera le début d’une lutte à mort entre girondins et montagnards pour le contrôle de l’Assemblée et de la Révolution[134]. Pour éviter d’offrir aux meneurs sans-culottes un terrain de propagande, tout en calmant le mécontentement du peuple urbain touché par les difficultés d'approvisionnement, la hausse du prix des denrées alimentaires et la dévaluation du cours de l'assignat, le Comité de salut public prennent des mesures économiques. Les soulèvements provinciaux qui font suite aux 31 mai et 2 juin 1793 trop souvent enfermés dans la contre-révolution, ne sont souvent que la suite de luttes locales qui confrontent révolutionnaires modérés, jacobins, et sans-culottes. Pour faire face et remplacer les volontaires de 1792, qui ont légalement quitté l’armée, la Convention décrète une levée de 300 000 hommes le 24 février. De nombreux prisonniers sont libérés. La prise de la Bastille s'inscrit dans une vague d'agitation sociale qui touche toutes les provinces. Le 1er mai 1789, les députés arrivent à Versailles. Mais le roi, tout en acceptant l'humiliation de porter le bonnet phrygien devant les sans-culottes, refuse de revenir sur sa décision[106]. Les divergences qui sont apparues au printemps de 1792 sur les nécessités de la guerre ont laissé des traces ; ainsi le 10 août 1792, après la victoire de la Commune insurrectionnelle et des sans-culottes, les rivalités entre les deux groupes apparaissent très vite comme un conflit de classes[147] : c’est donc deux façons de concevoir le contenu à donner à la République qui provoque l’affrontement, même si ces différences politiques ne sont pas propres uniquement aux girondins mais reflètent aussi l’état d’esprit de la province[148]. Pour celle de 1830, voir. Si tout le monde connait la date du 14 Juillet et sa signification, avec la prise de la Bastille, connaissez vous les autres dates clés de la Révolution Française (fuite du roi à Varenne, Bataille de Valmy, déclaration des droits de l'homme,...). Bien que ce moment de communion nationale puisse laisser croire aux observateurs de l'époque que le roi a accepté les changements issus de la Révolution, en fait, il n'en est rien[64] ; Louis XVI, à son habitude, louvoie entre les différents courants. L'entrée en guerre de la Prusse aux côtés de l'Autriche est décidée par le roi Frédéric-Guillaume II contre l'avis de son oncle le prince Henri ; ce dernier avait personnellement discuté des propositions de réforme avec Necker pendant l'hiver 1788/1789 à Paris et était un sympathisant de la révolution constitutionnelle, tout comme Philippe Égalité[115]. Ainsi, de germinal à thermidor, les relations entre le gouvernement révolutionnaire et le mouvement populaire ne cesseront de se dégrader[234]. Key Concepts: Terms in this set (19) 17 juin 1789. Ceux-ci se dirigent alors vers une salle de Jeu de paume voisine. Si, en décembre 1793, la situation militaire a commencé à s’améliorer, celle des sans-culottes n’a guère progressé et le mécontentement populaire demeure. L’intervention de Danton, appuyé par Robespierre, donne à réfléchir aux dirigeants de la Commune et, dès lors, le mouvement reflue. Mais le Comité de salut public, s’il rappelle la liberté des cultes (6 décembre 1793), ne peut pas la faire observer normalement et n’obtient là qu’un succès de principe[205]. On trouve par contre un désir unanime de réforme chez les Français, porté par leurs députés qui expriment le souhait d'un État plus efficace et d'une monarchie régénérée[25]. Lire la suite, Dans le chapitre « L'Allemagne et la Révolution française » George Rudé. Dans le même temps est décrétée l'élection d'une Convention nationale qui, seule, pourra décider de la déchéance du souverain et aura la charge de rédiger une nouvelle constitution[113]. C’est une nouvelle avancée vers un affermissement du gouvernement révolutionnaire[183]. lola_destouches. En revanche, le vote sur le décret des deux tiers, qui n'autorise le renouvellement que d'un tiers des sièges (ce qui empêche les royalistes d'avoir la majorité), n'est approuvé qu'à une courte majorité. 4e. L’hiver 1793-1794, extrêmement dur pour le peuple, touché par le froid et la faim, est l’allié des extrémistes ; Hébert en profite, une nouvelle fois, pour pousser les sans-culottes dans la voie de la violence : on pouvait craindre alors un nouveau 31 mai ainsi qu’un renouvellement des massacres de Septembre[208]. Différent du serment de fidélité à la Nation à la loi et ou roi. Le rapport du 23 mars 1794 (3 germinal an II) de Saint-Just sur « les factions de l’étranger » est présenté le lendemain à la Convention qui accorde ce qu'on lui présente comme une ultime purge parlementaire[pas clair][224], alors que Vadier, grand ennemi du Tribun, emporte la décision de faire arrêter les modérés avant le vote du décret d’accusation[225]. Le 15 janvier, à l'issue des débats, le roi est reconnu coupable à une écrasante majorité, 693 voix contre 13, et le 17 janvier il est condamné à mort par une majorité plus étroite, 387 voix contre 334[138]. Durant ces journées, elle réalise une autre révolution décisive : beaucoup de députés, effrayés par la tournure des événements, démissionnent ; l’Assemblée déclare qu’elle tient son mandat non pas des électeurs individuellement pour chaque député, mais collectivement de la Nation tout entière. Toutefois le « prêtre rouge »[Note 44] et son groupe, quoique parfois excessifs, ne représentent pas en eux-mêmes un véritable danger pour le gouvernement car, malgré le soutien du peuple, ils ne jouissent d’aucun appui pour atteindre la sphère où se dispute le pouvoir[169]. L'expédition en Égypte a comme objectif de couper la route des Indes au Royaume-Uni, mais les directeurs ne sont pas mécontents d'éloigner l'encombrant soutien du Corse qui ne cache pas son appétit de pouvoir. Les hébertistes utilisent ce mouvement pour déstabiliser le gouvernement[203] et développent le culte des martyrs de la Révolution alors que la Convention adopte le calendrier républicain le 5 octobre 1793. Contenus un temps, et malgré de lourdes pertes, les insurgés prennent d’assaut le palais qui est investi et pillé et dont une partie de la Garde suisse est massacrée[111]. Dès son commencement, la portée universelle des idées de la Révolution française a été proclamée par ses partisans et l'ampleur de ses conséquences soulignée par ses détracteurs[3]. Elle peut compter sur le soutien d'une petite partie de la noblesse acquise aux idées nouvelles et du bas-clergé sensible aux difficultés du peuple. Après avoir réussi le démantèlement des organisations politiques de leurs opposants, les modérés s'emploient à éliminer leurs représentants les plus célèbres. Tous les Français doivent participer à l'effort de guerre et toute l'économie de la nation est tournée vers la guerre. Mais, déjouant tous les calculs, la découverte, le 20 novembre 1792 aux Tuileries, dans « l'armoire de fer », de documents accablants pour le roi rend le procès inévitable : dès lors ne pas statuer sur son sort peut provoquer une nouvelle flambée révolutionnaire. La loi du 14 décembre met en place la municipalité. La Convention, qui l'a mis immédiatement hors la loi, envoie les troupes qui prennent d'assaut le bâtiment. La période habituellement comprise s'étend entre l'ouverture des États généraux, le 5 mai 1789, et au plus tard le coup d'État de Napoléon Bonaparte le 9 novembre 1799 (18 brumaire de l'an VIII). Lors de la fuite du roi le pays avait vécu sans lui et s’était aperçu qu’un roi n’était pas indispensable ; dès lors un autre régime était envisageable. Au printemps, avec l’offensive des coalisés, toutes les conquêtes qui ont suivi la victoire de Valmy sont perdues et la République se retrouve dans une situation militaire pire qu’en 1792 : très vite les frontières sont franchies par les Autrichiens, les Prussiens, et les Anglais au nord et à l'est, les Espagnols au sud-ouest, les Piémontais au sud-est. Il s'agit de la seconde tentative pour créer un régime stable reposant sur une base constitutionnelle[240]. La Révolution française désigne une période de bouleversements sociaux et politiques de grande envergure en France, dans ses colonies et en Europe à la fin du XVIIIe siècle. Trois tendances s'affrontent jusqu'en octobre 1794 : les modérés qui souhaitent un retour à 1791, les néo-hébertistes et les jacobins. De septembre au printemps 1794, la levée en masse fournit près de 400 000 hommes portant l’armée à 750 000 soldats. Le Tiers-État se proclame Assemblée nationale. L'aile droite des montagnards n’existe plus. Elle est considérée par la majorité des historiens comme l'un des événements majeurs de l'histoire mondiale[6]. Le roi renvoie ses ministres jugés trop libéraux, parmi lesquels Necker, contrôleur des Finances, remercié le 11 juillet et invité à sortir du Royaume[41]. Dans un grand enthousiasme, ils prononcent le serment du Jeu de paume. PLAY. Néanmoins, le petit peuple des sans-culottes se préoccupe d’abord de la cherté et de la rareté des denrées ; les enragés, qui se montrent leurs représentants les plus authentiques, luttent depuis des mois, soutenus par le mécontentement populaire[165], pour obtenir des améliorations sociales[Note 43]. Très vite, à la Convention, les insurgés sont traités de « brigands » et Paris donne le nom de « guerre de Vendée » à leurs soulèvements[145]. La Révolution a entraîné la suppression de la société d'ordres (féodalité, privilèges…), une plus grande division de la propriété foncière, la limitation de l'exercice du pouvoir politique, le rééquilibrage des relations entre l'Église et l'État et la redéfinition des structures familiales. Ce bouleversement ne représente pas seulement la pointe des mouvements révolutionnaires qui se produi […] Les causes en sont toutefois plus complexes. La Révolution française a légué de toutes nouvelles formes politiques, notamment au travers de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 qui proclame l'égalité des citoyens devant la loi, les libertés fondamentales, et la souveraineté de la Nation, et se constituant autour d'un État. Mais le Comité de salut public, autant que les robespierristes, sont hostiles à la déchristianisation et voient les dangers que fait courir ce mouvement à la République tant à l’intérieur qu’à l’extérieur[Note 57].

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